Les centres de santé peuvent désormais se constituer sous forme de Scic

Les centres de santé peuvent désormais se constituer sous forme de Scic

18.01.2018

Le mouvement des Scop et des Scic se félicite de la possibilité désormais offerte aux centres de santé de se constituer sous forme de Société coopérative d’intérêt collectif (Scic)

Ordonnance du ministère de la Santé :
les centres de santé peuvent désormais se constituer sous forme de Scic

> Une ordonnance en faveur des Scic

Le mouvement des Scop et des Scic se félicite de la possibilité désormais offerte aux centres de santé de se constituer sous forme de Société coopérative d’intérêt collectif (Scic), dès lors que leur caractère non lucratif, condition dirimante qui s’impose à tout centre de santé, est affirmé et respecté.

Cette ouverture contribue à répondre à deux enjeux majeurs : l’organisation formalisée et rationnelle de projets de santé structurés autour de parcours de soins en réponse aux évolutions des pathologies de nos concitoyens (augmentation des poly-pathologies, maladies chroniques, vieillissement de la population,…) d’une part, et l’exercice, dans un cadre collectif, de leur profession en réponse aux aspirations des médecins d’un mode de vie et de conditions de travail plus sereines et efficaces, d’autre part.

En effet, le statut de la Scic prévoit l’obligation d’un multi-sociétariat composé de trois différentes parties prenantes d’un même projet : les salariés, les bénéficiaires et une troisième partie que l’ordonnance précise pour la gestion des centres de santé sous forme de Scic,…

> Les Scic, une solution face aux déserts médicaux

Dès lors, la création d’un centre de santé sous forme de Scic permet de mettre au cœur du projet des professionnels de santé salariés, dans une meilleure articulation avec la médecine hospitalière, avec les services de soins de suite, les services à la personne, les Ehpad, mutuelles, ... au profit des patients et selon les besoins et ressources d’un territoire.

La possibilité, pour les patients, d’entrer au capital de leur centre de santé ouvre, par ailleurs, de nouvelles perspectives de démocratie en santé.
Cette nouveauté, également offerte aux collectivités locales, permet, de son côté, le renforcement de l’ancrage local des politiques de santé.

Ce statut, que certaines maisons de santé ont adopté, peut ainsi être un cadre de réponse aux déserts, ruraux ou urbains, médicaux en associant les parties prenantes volontaires pour répondre aux besoins de santé de ces territoires. C’est d’ailleurs l’une des recommandations du Conseil économique, social et environnemental dans son avis sur les déserts médicaux.