Zoom sur la Menuiserie Baron

Transmission d'une entreprise artisanale aus salariés

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En janvier 2018, Francis Baron, l’ancien dirigeant de la menuiserie Baron, implantée au Chey (79), a passé le flambeau à ses salariés, 25 ans après qu’il ait repris lui-même l’entreprise familiale avec son frère. L’entreprise, qui a été créée en 1885, compte à ce jour un effectif de 11 personnes, générant un chiffre d’affaires entre 650 et 800 000 euros.

L’activitémenuiserie-bois-baron-meubles-contemporains-6

La menuiserie Baron est diversifiée sur plusieurs pans d’activités des métiers du bois : charpenterie, menuiserie, ébénisterie. Le bois provient de la coopérative ACEM et de particuliers. Pour améliorer les conditions de travail de l’activité d’ébénisterie, un projet d’agrandissement est en cours. Depuis 1993, l’entreprise Baron est labellisée Artisans Ébénistes de France, lui donnant ainsi la reconnaissance d’un savoir-faire artisanal de plus d’un siècle d’expérience. L’entreprise a également acquis la qualification RGE (Reconnu garant de l’environnement) depuis 2014.

Le passage en SCOP

Pour le cédant, transmettre à ses salariés en Scop paraissait naturel. Francis Baron et son épouse connaissaient globalement le fonctionnement des SCOP. En effet, Porte_d_entree_tiercee_avec_imposte_recadreedans le cadre de ses activités associatives, Michele, travaillait avec Italic*. C’est lors d’une réunion d’information à la chambre des métiers et de l’artisanat sur la reprise et transmission d’entreprises que l’idée s’est précisée. « On aimait l’idée de partage, de valeurs communes, de vie collective » dixit Michèle. Parallèlement, Mathieu Baron envisage de développer une activité collective. Il pense tout d’abord à reprendre l’entreprise sous la forme SARL puis en co-gestion. C’est finalement sa volonté de travailler en équipe et d’impliquer tous les salariés dans le projet qui le décide à choisir la solution coopérative. Ensemble, Mathieu et Francis se sont rapprochés de l’Union régionale des SCOP. Puis pendant plus d’un an, des temps d’échanges et d’information permettront à toute l’équipe de prendre connaissance puis d’adhérer au projet coopératif. Le montage du projet a duré pendant près de 2 ans. Aujourd’hui plus de 90% des salariés sont associés. « Et même sans être sociétaire, tous les salariés sans exception sont impliqués » Les salariés ont apporté plus de 56 000 euros. Afin de financer le fond artisanal et le besoin en fonds de roulement, cet apport a été complété d’une aide régionale de 40 000 euros. Ensuite, un emprunt bancaire et un emprunt Socoden pour un total de 120 000 euros ont permis de financer totalement le projet.

La vie coopérative

Si la création de la SCOP est récente, les pratiques coopératives sont au cœur de l’entreprise. Une des premières réalisations collectives est le logo de la menuiserie. « Avant c’était une entité individuelle, aujourd’hui c’est une entité collective et il fallait que nous le montrions ». Depuis la transformation de la société en SCOP, chacun s’implique dans le projet. Ce n’est pas mon entreprise, c’est la nôtre ». Pour favoriser cet engagement, Mathieu s’attache à être accompagné à chacun de ses rendez-vous par un membre de l’équipe. « Il faut que chacun puisse connaître, savoir qu’il existe un environnement coopératif » L’entreprise est et gardera une culture d’entreprise familiale. Certains travaillent dans l’entreprise depuis 17 ans. « L’entreprise, c’est eux, pas moi ». Francis Baron se tient en retrait de la gestion mais passe régulièrement pour conseiller et être à l’écoute.

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